Les cadets de la gendarmerie

C’est en tant que membre fondateur des cadets de la gendarmerie et officier de la Réserve citoyenne (Cl RC) que je m’occupe des cadets de la gendarmerie. Cette association œuvre contre les violences intrafamiliales et le harcèlement scolaire. On crée du collectif, on propose des projets variés. L’important est d’adhérer aux valeurs de cohésion et de citoyenneté.

Chaque promotion est ouverte à tous, à condition d’avoir au préalable réalisé la phase 1 du SNU. Encadrés par des réservistes opérationnels, une vingtaine de jeunes lycéens et lycéennes participent à des activités diverses : défis sportifs, actions inclusives, voyages mémoriels ou à des projets concrets. L’association a permis d’octroyer une subvention à la Maison de Protection des Familles de Saint-Brieuc. Il n’y a pas d’obligation de devenir gendarme.

Ensemble, les jeunes prennent confiance, et les filles sont porte-drapeaux. À chaque fois, j’ai la satisfaction de les voir s’épanouir sur le plan humain, et c’est la plus belle récompense !

Jean-Marie MOUNIER
Fondateur des cadets de la gendarmerie

Lire d’autres témoignages

Quentin NOILOU

Délégué Bretagne des JEUNES IHEDN

Être Jeune IHEDN, c'est rejoindre un réseau dynamique d'étudiants et de professionnels passionnés par les enjeux stratégiques et les défis contemporains. En tant que délégué régional de Bretagne, je suis fier de porter cette aventure qui allie rigueur analytique, réflexion collective et engagement au service de l'esprit de défense.

À travers des conférences, des visites et des ateliers, nous approfondissons nos connaissances en défense et sécurité nationale, en échangeant directement avec des experts, des militaires et des industriels. Rejoindre les Jeunes IHEDN, c'est s'engager concrètement dans la diffusion de la culture de défense et du sens civique, tout en développant des compétences d'analyse stratégique qui font la valeur de notre réseau.

Les cycles Jeunes IHEDN permettent de saisir les grands enjeux nationaux et internationaux, de tisser des liens durables avec des personnes aux horizons variés, et de construire des ponts avec les professionnels du secteur. C'est une expérience qui dépasse le simple cadre académique : elle forme des citoyens éclairés, capables de comprendre et d'anticiper les mutations du monde contemporain, qu'il s'agisse de cybersécurité, d'intelligence artificielle, de souveraineté économique ou de géopolitique.

En Bretagne, nous croyons que la jeunesse a un rôle central à jouer dans ce débat. Si vous partagez cette conviction et souhaitez vivre une expérience intellectuelle et humaine hors du commun, rejoignez-nous.

Jacques LECHEVALLIER

Général de corps d’armée (2S)

Jeune garçon, de 13 ans, fils d’agriculteur, je décidais d’être un jour parachutiste. Lors d’une manœuvre militaire, jouant le rôle d’un partisan, j’avais à conduire par nuit noire une trentaine de commandos parachutistes de la Légion étrangère. Après leur saut, je les guidais, à travers champs jusqu’au fleuve où ils préparaient alors des embarcations pour le traverser. Dans le silence de cette nuit seulement troublé par le froissement de leurs tenues, armés, lourdement chargés, les visages noircis, sans un mot, ils avaient des gestes précis. Leur cohésion était impressionnante, réagissant spontanément aux gestes discrets de leur chef.

Bien décidé, baccalauréat en poche, j’intégrais Saint-Cyr, y suivait ma formation d’officier, puis celle de chef de section d’infanterie parachutistes, instructeur de commandos.Rejoignant alors le 1er RCP, une quarantaine de jeunes appelés m’ont tout de suite été confiés, de jeunes civils aux cheveux longs, la plupart venant de milieux très modestes, pas tous « des enfants de cœur », quelques-uns en échec scolaire, mais tous volontaires pour être parachutistes. Avec mes sous-officiers, nous les avons accueillis, endurcis, formés, éduqués et entrainés. Sport, vie au grand air, dépassement de soi. Partageant leurs efforts, nous avons vécu de belles aventures au cours de nombreux exercices. Le parachutisme militaire est une école de vie exigeante : on apprend à maîtriser sa peur, à se dépasser, à faire confiance à ses camarades et à ses chefs. Au terme de leur service, rendus à la vie civile, bien dans leur peau, ils étaient prêts à se lancer dans la vie où tous ont su tracer leur chemin.

Fort de cette expérience, avec une nouvelle section d’appelés volontaires, puis d’engagés, les engagements en opérations extérieures, les OPEX, se sont alors enchainés tout au long et à tous les niveaux de ma carrière d’officier. Avec ces soldats placés sous ma responsabilité, de toutes spécialités et métiers, des combattants bien sûr, mais aussi des infirmiers, des secrétaires, des chauffeurs, des mécaniciens, des cuisiniers, etc. ensemble nous avons parcouru les conflits qui ont agité notre monde ces trente dernières années, au Moyen Orient, dans les Balkans, en Afrique et en Afghanistan.

Nous avons découvert les pires des misères, parcouru des villes et des villages en ruines, connu la rusticité, le grand froid des Balkans ou les chaleurs torrides d’Afrique, croisé la violence, la haine et parfois les pires des cruautés, les cris d’enfants mais aussi leurs rires insouciants, les larmes, le râle des blessés, les corps déchiquetés de civils innocents et de combattants de tous bords. Nous avons regardé la mort en face, ressenti cette peur glaçante qu’il fallait étouffer pour avancer. Lors de ces missions risquées exigeantes, au cours desquelles il fallait faire preuve d’audace, assumer des risques, celui de sa propre vie, celle de ces soldats, tous savaient qu’ils devaient et pouvaient compter sur leurs camarades. C’est dans ces moments de tension extrême, mais aussi lors de beaux temps de repos, de détente et de partage, au bivouac, pensant à ceux que nous aimons, nos familles, nos amis que j’ai compris la vraie signification du mot "fraternité" et « courage ». Ensemble, en confiance, chefs et soldats, relevé ainsi de nombreux défis.

Ces moments forts m’ont fortement marqué. Ce n’était pas seulement affaires de stratégie ou de discipline et de rigueur militaire, mais une extraordinaire aventure humaine. Ces jeunes dont j’étais le chef ont beaucoup donné et m’ont montré que peu importe le milieu d’où l’on vient : toutes les barrières s’effacent face à l’effort collectif et à la fraternité.

Lors de nos rassemblements, comme à l’occasion de la fête des parachutistes, la Saint-Michel, il m’arrive souvent encore aujourd’hui de retrouver, quelques-uns de ces « anciens » et fidèles, toujours de belles retrouvailles d’amitié, d’une fraternité d’arme qui rien ne peut effacer.

Gauthier AUBERT

Professeur d’histoire à l’université de Rennes 2

Je connaissais l'existence des sessions de l’IHEDN de longue date, grâce à des amis et collègues qui m'avaient rapporté combien ils avaient été passionnés par l'expérience.

Lorsque j'ai été nommé Référent défense de mon université, je me suis souvenu de leurs témoignages et me suis dit que c'était sans doute le moment de parfaire mes connaissances sur les questions de défense au sens large. Bien accompagné par mon établissement et son service du personnel, j'ai donc monté un dossier de candidature. L’enseignement reçu a élargi mes connaissances, et m’a donné une précieuse grille de lecture pour décoder l’actualité en croisant les thématiques géopolitiques, mémorielles et économiques de manière très stimulante autour de la thématique de la défense. Les éclairages sur les questions industrielles, les plus éloignées de mes champs de compétences, m'ont beaucoup apporté. La variété des formats (conférences, visites, ateliers) était aussi très appréciable.

Enfin, les échanges avec les autres stagiaires venus d’horizons variés se sont révélés d'une très grande richesse, chacun arrivant avec ses connaissances et expériences.